CITIES AND VILLAGES

Beaulieu sur Dordogne

Office de tourisme

Office de Tourisme** de Beaulieu sur Dordogne
place Marbot
19120 Beaulieu sur Dordogne

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Wednesday de 8h00 à 12h00
Saturday de 8h00 à 13h00

Dès le Haut Moyen Age, on connaît l’existence d’un village du nom de Vellinus, niché sur la rive droite de la Dordogne et peuplé de pêcheurs, vignerons et éleveurs.
Le milieu du IXè siècle voit le début de la réelle expansion de Beaulieu. En cette période troublée pour l’Occident à cause de la déliquescence du pouvoir royal et d’incursions hostiles en territoire français (celles des Normands remontant la Dordogne par exemple), les grands seigneurs récupèrent la réalité du pouvoir. Ainsi, Rodolphe de Turenne, archevêque de Bourges, est à l’origine de la création d’une abbaye bénédictine, richement dotée par la suite.
Autour de cette abbaye, dont les bâtiments de pierre encore visibles aujourd’hui ont été construits à partir du XIIè siècle, une véritable ville se développe bientôt, associant des fonctions commerciales, politiques, sociales et religieuses non négligeables dans la Vicomté de Turenne.
La ville abbatiale, ceinte de remparts et de trois portes au XIIè ou au XIIIè siècle, s’étend rapidement hors les murs en trois faubourgs sur les voies de communication : le barry majeur (autour de l’église paroissiale dite aujourd’hui Chapelle des Pénitents ), Mirabel, la Grave.
Même si la Guerre de Cent Ans a causé des dommages, ce sont surtout les Guerres de Religions qui ont marqué négativement et durablement la cité. La majorité de la population a adhéré au calvinisme dès les années 1560 tout en conservant son abbaye catholique. Celle-ci et la ville sont prises successivement par les armées protestantes puis catholiques, autant d’occasions de divers pillages et exactions.
La contre-réforme catholique est active au XVIIè siècle pour éliminer l’influence des protestants dans la cité : mission puis résidence de deux Jésuites, installation d’un couvent féminin d’Ursulines, relèvement de l’abbaye par les Bénédictins de Saint-Maur, création de la confrérie des Pénitents Bleus.
Beaulieu, ville de consulat largement autonome et aux mains d’une oligarchie bourgeoise, a conservé d’amples privilèges notamment fiscaux jusqu’à la vente de la Vicomté de Turenne au roi en 1738. Ensuite, son histoire est conforme à celle de nombreux bourgs ruraux : passage relativement tranquille de l’époque révolutionnaire et impériale (avec l’ascension de la famille Marbot dans le domaine militaire), expansion démographique importante au début du XIXè siècle puis déclin dû à un exode rural précoce, accentué au XXè.
Beaulieu a enfin été touché dans sa chair par les grandes guerres contemporaines, comme en témoignent le monument aux morts réalisé par R. Pradel et les actes de Résistance de la seconde guerre mondiale.